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Dernière MAJ : 13/04/2019
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Sexes : La norme

Généralités

Définitions autour de la "norme"

* La norme

D'après le dictionnaire, une norme est un état habituel, conforme à la majorité des cas et la déviance qualifie tous les comportements qui s'écartent de la norme et échappent aux règles admises par la société [1]. Pour étoffer notre réflexion, nous devons nous tourner vers le psychologie sociale. Les normes sociales constituent une des bases du fonctionnement de l'individu en société et fournit un puissant guide d'organisation du comportement [2]. Ces normes sociales sont des règles tacites, partagées par tous les membres et spécifiques à ce groupe mais qui ne reposent pas nécessairement sur une base objective. Les normes sont une description ou une prescription de comportement ou d'attitude socialement valorisées ou non, dans une société donnée. En définitive, on distingue donc deux types de normes : les normes descriptives et les normes prescriptives. Les normes descriptives renvoient à une conception numérique des caractéristiques de l'individu et un écart à ces normes n'est pas nécessairement associé à une dévalorisation (taille plus grande ou plus petite, voix plus grave ou plus aiguë que la moyenne observée dans le groupe, etc.). En revanche, les normes prescriptives renvoient à une conception morale de l'individu et toute transgression induit le plus souvent une dévalorisation du comportement. La morale et les mœurs du groupe social évoluant dans le temps (ce qui n'était pas acceptable hier peut être toléré aujourd'hui et ne plus constituer un sujet de débat demain), les concepts de norme et de déviance sont donc relatifs et subissent l'influence du contexte social.

* La déviance

Aujourd'hui, pour les sciences humaines, la déviance désigne tout comportement, toute attitude qui s'écarte de ce qui est communément admis. Un comportement déviant et un comportement qui n'est pas celui adopté par la majorité de la population, qui ne correspond pas à la norme de la société. Il peut être soit négatif (moins valorisé que le comportement normal, qui respecte la norme), soit positif (plus valorisé). Mais l'usage réserve habituellement le qualificatif déviant aux comportements négatifs. Il existe donc une déviance positive (trier ses déchets, défendre la cause des animaux, être bénévole dans une association, donner son sang ou sa moelle osseuse, retenir 200 chiffres en moins d'une minute, être surdoué, avoir une talent créatif particuliers, etc.) et une déviance négative (toutes formes de délinquance et de criminalité, tenir des propos racistes, etc.).

* Le conformisme

La soumission passive et non forcée aux normes de la majorité est appelée conformisme [2]. Plus précisément, le conformisme désigne le changement d'opinion, d'attitude ou de comportement d'une personne sans le sens des opinons, attitudes ou comportements affichés par une majorité d'individus [3]. Parce que le risque de ne pas de conformer aux normes est de devenir déviant est d'être exclus du groupe, la plupart des individus se conforment effectivement aux normes de la majorité, y compris si les règles vont à l'encontre de ses propres opinions et attitudes, voire de ses perceptions objectives. Le conformiste est obtenu par acquiescement, identification ou intériorisation. L'influence sociale permet au groupe (source des normes) de modifier les croyances, les attitudes ou les comportements de l'individu (cible) de façon intentionnelle, consciente ou non. La tendance naturelle des individus est de pencher pour le conformisme afin d’éviter toute déviance. Les individus déviants sont l'objet de fortes pressions à la conformité par les autres membres du groupe.

* Construction des normes en santé

Les normes en matière de santé ne se résument pas aux normes médicales. C'est l'interaction entre les logiques profanes et les logiques professionnelles, parfois antagoniques, qui mène à l'élaboration des normes. Selon les anthropologues, la médecine impose des normes à tous les niveaux de la vie sociale et pour le corps médical, la notion de norme renvoie davantage à l'idée de loi, de modèle, d'idéal ou de règle [3]. Sylvie Frainzang conclura son article par : Les normes ne sont pas des phénomènes statiques mais dynamiques. Leur construction est permanente et […] la production de nouvelles normes […] se fait parfois en réponse aux logiques de l'autre. On mesure la forte proximité entre normes et valeurs dès lors que c'est au nom d'une valeur que l'on fonde une norme de conduite. C'est probablement cette interaction qui explique, au moins en partie, l'instabilité des termes utilisés pour qualifier l'incongruence de genre et son classement labile au sein des classifications nosologiques internationales.
          
Notre système social est basé sur la différence des sexes, reposant elle-même sur le dimorphisme sexuel biologique. A ce jour, seules deux catégories ont une existence légale en France : les sujets de sexe masculin et les sujets de sexe féminin. Cependant, il existe une exception : dans le cas de la naissance d'un enfant intersexué, le sexe peut ne pas être indiqué sur les actes officiels durant les deux premières années de vie [4]. Mais au fait, de quel sexe parlons-nous ?



Sexe chromosomique

Dans l'espère humaine, le patrimoine génétique de chaque individu est codé, dans chacune de ses cellules, sur 23 paires de chromosomes. On distingue 22 paires d'autosomes et une paire de gonosomes (ou chromosomes sexuels), ces derniers étant plus particulièrement impliqués dans la différenciation sexuelle et la reproduction. Le gamète femelle (ovule) porte un gonosome qui ne peut être que X. Le gamète mâle (spermatozoïde) porte un gonosome qui peut être X ou Y. La fécondation consiste en la rencontre d'un spermatozoïde avec un ovule et aboutit à la formation d'un œuf diploïde, future embryon, qui renferme 44 autosomes et 2 gonosomes.

* Sexe chromosomique masculin (mâle)

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* Sexe chromosomique féminin (femelle)

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Sexe gonadique

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* Sexe gonadique masculin (mâle)

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* Sexe gonadique féminin (femelle)

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Sexe anatomique et physiologique

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* Sexe anatomique et physiologique masculin (mâle)

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* Sexe anatomique et physiologique féminin (femelle)

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Sexe psychologique : noyau de l'identité de genre, identité de genre

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* Identité de genre masculine

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* Identité de genre féminine

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Sexe social : expression de genre, rôle de genre

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* Expression et rôle de genre masculins

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* Identitré et rôle de genre féminins

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Sexe légal :

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* Sexe légal masculin

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* Sexe légal féminin

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[1] Le Petit Robert, 2019.
[2] Chaurand N. et Brauer M. (2008). La déviance. Revue électronique de Psychologie Sociale, n°3, pp. 9-23. Disponible à l'adresse suivante : http://RePS.psychologie-sociale.org. [Consulté le 29/03/2019].
[3] Fainzang S. Les normes en santé. Entre médecins et patients, une construction dialogique. 2004. halshs-00010166.
[4] Circulaire du 28 octobre 2011 relative aux règles particulières à divers actes de l’état civil relatifs à la naissance et à la filiation. BOMJL n° 2011-11 du 30 novembre 2011.




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